Vous êtes ici:   Accueil - Agir - La promotion de la santé dans les Hautes Ecoles

Agir

  -  La promotion de la santé dans les Hautes Ecoles

Développement de la recherche en école

La définition du projet-santé de chacune des écoles est une dynamique qui s’est installée durant une année scolaire. Cinq étapes ont été nécessaires.

  • S’assurer du soutien de l’école et instituer une équipe santé.
  • Recueillir les informations nécessaires à l’analyse de la situation de santé et des ressources.
  • Définir, sur cette base, les finalités et les objectifs du projet-santé.
  • Communiquer le projet à la communauté scolaire.

Création des équipes santé dans les écoles

Une équipe santé est mise en place dans chaque école. Sa composition et son mode de fonctionnement ont varié d’une école à l’autre.

L’équipe santé encadre le projet et en assure la pérennité. Elle approuve et amende les propositions des promoteurs de la recherche, valide et amende les processus d’enquêtes qualitatives et quantitatives, développe les pré-projets sur base des résultats des enquêtes. Elle participe à la diffusion des informations dans l’établissement, retravaille les projets suite aux multiples concertations. Elle veillera ensuite à la mise en application des décisions.

Analyse des besoins en santé

C’est par un processus d’enquêtes complémentaires, qualitatives et quantitatives, que s’est faite la récolte des informations nécessaires au diagnostic et à l’élaboration des projets.

Les enquêtes qualitatives

Dans chaque établissement, une enquête par interview individuelle est réalisée auprès d’une quinzaine d’acteurs clés. Cette enquête a permis de faire un premier tour d’horizon des difficultés de santé rencontrées et perçues, de leurs déterminants, des représentations mentales d’un étudiant en bonne santé, de ce qui est déjà fait dans l’école pour rencontrer les questions de santé.

Les enquêtes quantitatives

Sur base des données obtenues par l’enquête qualitative, il s’agit cette fois d’appréhender les points de vue des étudiants. Ils ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire auto-administré à l’occasion de cours obligatoires.

Il en résulte que

  • Les étudiants estiment être en bonne santé, cette santé est identique ou s’améliore par rapport à l’année précédente, bien que les études semblent influencer " négativement " l’état de santé.
  • La fatigue, le stress et le sommeil sont les trois sujets de santé qui interpellent le plus les étudiants. Viennent ensuite l’alimentation et la vie affective. Mais certains résultats qui ne représentent pas la majorité sont aussi marquants : problématiques touchant à la sexualité, le tabac, la solitude, la dépression …

Ces problématiques avaient déjà été largement relevées dans les interviews qualitatives et confirment ces données recueillies lors des interviews.

  • Près d’un quart des étudiants déclarent avoir besoin d’aide en matière de santé, et plus particulièrement en première année. Plus de la moitié trouve difficilement cette aide. Peu d’entre eux pensent trouver cette aide auprès des professionnels de l’école.
  • Une grande majorité (76 %) des étudiants souhaitent être informés sur des questions de santé. Les thèmes prioritairement retenus sont : la fatigue, le stress, ensuite l’alimentation et le sommeil. Suivent la dépression, la sexualité et la vie affective. C’est surtout dans leurs cours que les étudiants souhaitent recevoir ces informations. Internet serait la deuxième source par laquelle ils souhaiteraient être informés. Vient ensuite l’école.
  • Les étudiants estiment être particulièrement stressés. C’est encore plus vrai chez les étudiantes. Les sources de stress sont le blocus et les examens, les stages et leur évaluation, la fatigue liée à cela, le rythme des échéances et la non-planification des travaux.
  • Les étudiants déclarent très majoritairement être fatigués durant la période scolaire. Les blocus et les examens, les stages, les problèmes de sommeil, l’horaire de cours et le rythme des échéances sont les principales causes de cette fatigue. Elles rejoignent d’ailleurs les causes de stress.
  • L’équilibre alimentaire pose problème pour plus de 50% des étudiants. Ces mêmes étudiants estiment que le rythme scolaire influence " négativement " leur comportement alimentaire.
  • Très largement (plus de 90,% des étudiants) estiment que l’école doit être porteuse d’actions en santé par et pour ses étudiants. D’ailleurs, près de 70% d’entre eux sont prêts à y consacrer trois à quatre heures de leur temps.
  • Quant aux actions qui doivent être menées, celles qui recueillent le plus d’avis positifs concernent des actions qui leur permettraient de mieux gérer leur stress et leur fatigue. Vient ensuite un " bloc d’actions " qui concerne plus particulièrement l’organisation scolaire : étalement de la charge de travail, congés, organisation des examens, la concertation.

Des projets ayant trait à un travail plus personnel intéressent aussi les étudiants : travailler la confiance en soi, apprendre à gérer son temps, mieux cerner ses motivations, organiser son travail, gérer l’échec …

Pour les actions d’information, un petit tiers se montre intéressé par une semaine santé et par l’alimentation.

Seulement un cinquième des étudiants souhaite améliorer la concertation entre les professeurs et les élèves.

Les résultats de ces enquêtes ont été la base de la détermination des objectifs et stratégies d’actions des projets santé.

La communication des résultats des enquêtes qualitatives et quantitatives apparaît essentielle dans le processus d’implantation de la promotion de la santé. Un des objectifs de ces enquêtes consiste à mettre les questions de santé à l’ordre du jour des étudiants et de l’école. La communication des résultats contribue parfaitement à cet objectif essentiel, d’autant qu’il ne s’agit pas uniquement de communiquer, mais également de faire réagir aux résultats afin d’alimenter la réflexion de l’équipe santé.

La communication des résultats s’est effectuée de façon différente dans les trois écoles, en fonction des canaux habituels de l’école.

Écriture du projet santé

Le pré-projet

Il faut ensuite, sur cette base, définir les finalités et les priorités du projet santé, préciser les objectifs en fonction des ressources et des contraintes de l’école, préciser les critères d’évaluation, avant d’établir le programme des activités. C’est à cette tâche que se sont attelées les équipes santé des trois écoles à partir du mois de mars afin d’aboutir à un pré-projet.

La matière était abondante en terme d’analyse de la situation de santé, de propositions d’actions. Les équipes santé de l’Ecole Normale de Louvain-la-Neuve et de l’Institut Cardijn ont décidé d’élargir leurs rangs pour un moment important de définition des priorités et des objectifs. Des enseignants et un membre du personnel administratif se sont associés à cette étape.

La méthodologie proposée pour ce temps de travail a été la suivante. Un premier temps individuel de relecture des deux enquêtes et de sélection de " chantiers " prioritaires en fonction de cette analyse. Un deuxième temps de prise de parole de chaque participant lui permettant d’énoncer les chantiers qu’il estimait prioritaires. Un troisième temps collectif de synthèse des convergences, divergences et structuration de ces priorités. Les promoteurs de la recherche-action ont, sur cette base, écrit un pré-projet, fidèle au travail de l’équipe.

Autre processus, celui de l’Ecole Normale de Nivelles. La directrice de l’école a proposé, à la suite de l’analyse de la situation, de déléguer à une partie de l’équipe santé, le soin de définir les priorités, les objectifs, les stratégies. C’est ainsi qu’elle-même, deux enseignants et le délégué des étudiants ont planché sur un pré-projet, en l’absence des extérieurs à l’école : le PSE et Univers santé.

Dans les trois écoles, ce temps de travail a aboutit à un pré-projet à négocier plus largement.

Négociation des projets dans les écoles

L’implantation de la promotion de la santé nécessite des processus de participation de tous les acteurs concernés à la définition des objectifs et des stratégies. C’est pourquoi l’étape suivante a été une vaste étape de négociation, d’amendements, de précisions et d’enrichissement du pré-projet par les Conseils des écoles. En début de processus, les équipes santé avaient ciblé les lieux de négociation et de décision du projet final. Ces lieux ou Conseils ont été informés du processus en cours et des résultats des enquêtes. Il leur a été demandé de réagir au projet.

Les processus ont été différents dans les trois établissements.

Pour les besoins de la recherche-action et pour pouvoir démarrer dès le début de l’année académique, la volonté est de boucler les projets pour le mois de juin, mais des modifications ont encore lieu fin du mois de juin et les projets doivent encore être proposés en instance de concertation, soit début juillet, soit en septembre.

Communiquer le projet

Les équipes santé de chaque école ont défini des modalités de communication du projet finalisé aux étudiants et aux enseignants. Ces projets ont pris la forme d’une brochure ou d’une farde à rabat. Ils ont été diffusés par les délégués de cours, ou à l’occasion de l’inauguration d’un espace santé. Le projet était inscrit à l’ordre du jour des Assemblées des enseignants. Un article a été publié dans le journal interne. Les stratégies de communication ont été diversifiées.

1 - 2 - 3 - 4