Agir
- Le tabac
L’industrie du tabac, prête à tout ?
Quoi de plus attrayant qu’un site universitaire pour un fabricant de cigarettes ? Autant de jeunes fumeurs potentiels à la fois, quelle aubaine ! Toutes les techniques sont bonnes : organisation et financement des soirées à thèmes où le "marchandising" et la promotion vont bon train, cela va jusqu’à offrir les cigarettes. Organisation d’événements résolument branchés et "incontournables" sous le couvert de sous-marques dissimulées sous des noms très inspirants tels que : "Les nuits liberté (!) - Gauloise ; Cybernight Tour - Barclay et Lucky Strike ; Soirées messages ; ... ".
Ne soyez pas dupes ! Les fabricants de cigarettes doivent renouveler leur "stock" de fumeurs, et le jeune est utile car s’il commence, il ne s’arrêtera probablement pas de fumer avant la quarantaine, voire plus.
Mais les cigarettiers ne s’arrêtent pas là, depuis que l’on a pris conscience des dangers du tabagisme passif, l’industrie du tabac a pris peur et a donc organisé une vaste opération de désinformation suivant deux axes principaux : premièrement semer la confusion dans l’esprit de l’opinion publique, notamment en créant des structures et en finançant des colloques prétendument scientifiques, en lançant des campagnes de presse, en embauchant des consultants, et deuxièmement proposer de fausses solutions. Les enjeux sont très importants et leurs stratégies sont très nombreuses et variées. Cela fait longtemps que l’industrie du tabac se soucie de l’opinion en matière de tabagisme passif ; en 1978 un document interne des cigarettiers disait : « Ce que le fumeur se fait à lui-même est son affaire, mais ce qu’il fait subir au non-fumeur constitue une question complètement différente... Cela constitue le développement le plus dangereux jusqu’à ce jour pour la viabilité de l’industrie du tabac. »
Malgré l’interdiction, la publicité pour le tabac reste forte, et pour cause : depuis que la loi est passée, la consommation chute, les industriels trouvent donc tous les moyens pour enrayer cette diminution due à l’interdiction de la publicité. Ainsi, Sylvester Stallone a signé un contrat de 500.000 dollars pour fumer dans ses films (avec Brown et Williamson).
L’Université n’est pas insensible à cette problématique et a envoyé un courrier à l’ensemble des collectifs étudiants rappelant la nécessité d’empêcher ces soirées de se dérouler sur le site.
Ne soyons donc pas des moutons et ne laissons pas notre destin entre les mains de vils industriels prêts à tout pour une poignée de dollars.
(voir liens Internet dans la rubrique en savoir plus)
