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« Atout santé » - N°14

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Atout santé - N°14 - Vie quotidienne

La vie communautaire

Un étudiant sur deux quitte le cocon familial pour s’installer dans un kot durant ses études. La cohabitation dans un kot, c’est une aventure que certains attendent avec impatience, que quelques uns appréhendent et que d’autres encore ont déjà vécue et adorée…ou détestée !

Une centaine d’étudiants, des vieux routards aux fraîchement débarqués, ont témoigné afin de partager leur vision des choses. Beaucoup de points ont été soulevés, depuis le respect qui sous-tend toute vie en communauté jusqu’au conflit qui peut la mettre à mal. Les expériences sur ce sujet sont nombreuses et remplies d’anecdotes. Certains se retrouveront dans les témoignages proposés, d’autres y puiseront peut-être des idées d’organisation. Pour ceux qui arrivent cette année, ils y découvriront une mine d’informations qui leur permettra d’appréhender au mieux leur future cohabitation. Il ne s’agit bien sûr pas de règles à suivre mais d’expériences, de trucs qui ont été mis en place par les étudiants eux-mêmes pour aménager la vie en collectivité. Quand on arrive à l’université, vivre ensemble est une réalité. Mieux vivre ensemble, c’est un défi à relever !

Respect et solidarité

Un tandem à valoriser

L’année passée, des milliers d’étudiants ont choisi de vivre dans un logement communautaire, appelé communément en Wallonie “ kot ”. A priori, la plupart sont heureux de pouvoir vivre cette expérience. Cela représente un nombre considérable de jeunes, avec leurs attentes et besoins variés, qui vont occuper pendant plusieurs mois des espaces communs tout en conservant un espace privatif : la chambre. Les situations sont diverses : un kot, mixte ou non, composé de locataires qui se connaissent en partie ou non, réunis autour d’un projet ou non … Réussir cette expérience ou vivre avec bonheur cette situation dépend d’une multitude de facteurs. Quel que soit le type de kot et le mode d’organisation, il apparaît nécessaire aux yeux de nombreux étudiants de partager au moins une valeur : le respect. Le respect de l’autre, de soi, de l’environnement…

Une valeur implicite

Qu’est-ce que le respect ? La définition du Robert nous dit : « fait de prendre l’autre en considération ». Cette définition ouvre des portes : respecter quelqu’un, cela signifie que cette personne existe pour nous, que nous lui prêtons attention. Vivre en kot ne serait-ce pas une façon de créer une mini-société dans la société ? Un lieu où se réinvente la démocratie avec ses règles, son organisation, ses valeurs ? “ Qu’est-ce que la considération dans une démocratie ? Le refus du mépris, de l’humiliation, de l’exclusion. La reconnaissance entre égaux ”. Le respect ne peut être imposé, décidé. C’est une valeur intégrée, souvent implicite, qui se reflète dans le comportement, les paroles et les gestes de tous les jours. Aux dires de bon nombre d’étudiants, elle semble trop oubliée, comme si elle était devenue désuète. Elle est pourtant le fondement de toute démocratie !

Ca fait du bien

La vie dans les kots, rythmée par les échéances académiques et les grandes activités festives, est traversée de périodes intenses : la réalisation des projets dans les “ kots à projets ”, le blocus et les examens. Durant ces périodes, souvent les liens se resserrent, des parties de rigolades s’improvisent, les barrières tombent. La solidarité se manifeste. Elle est aussi considérée comme une valeur essentielle. « On pète les plombs tous ensemble, dit Virginie. Si les autres n’avaient pas été là, j’aurais craqué. Ca aide de savoir qu’à une heure du matin, quelqu’un est là et travaille aussi : ça motive Je n’ai qu’à traverser le couloir : on parle cinq minutes pour se changer les idées, on rigole. » « Après les moments durs, après s’être tenu les coudes, poursuit Julien, des relations nouvelles se créent et on passe plus de temps ensemble. »

Les repas

Seul, en duo, en commun ?

Les repas sont des moments privilégiés dans la journée : pour s’alimenter, certes, mais aussi pour s’arrêter un peu et se détendre. On peut les vivre de différentes façons selon les circonstances. Ainsi, on peut manger seul, rapidement : vite préparé et vite avalé, c’est le repas fonctionnel. Il n’implique que soi et remplit sa fonction première : se nourrir, un point c’est tout. Mais le repas peut être un moment partagé qui, associé à la convivialité, peut se transformer en un temps de détente et d’échange. Trop compliqué vu les différents horaires ? Trop contraignant vu le nombre dans le kot ? A voir ! Les adeptes du repas en commun affirment au contraire qu’ils y gagnent sur tous les plans : en chaleur et en convivialité dans le kot. En temps et en argent si l’organisation est bonne. Le repas en commun peut être fait une ou deux fois par semaine, voire tous les soirs. Certains sont particulièrement ingénieux pour les préparer. En effet, étant donné les horaires de chacun, il faut un minimum d’organisation pour que cela fonctionne harmonieusement.

Communautaire = mise en commun ?

Le commu, le communautaire,… ces mots renvoient à une même réalité de vie en communauté et, par là même, de mise en commun. Mise en commun de volontés, de personnalités, de caractères mais aussi de choses plus matérielles afin de faciliter la cohabitation. Jusqu’où peut se faire cette mise en commun ? Elle est variable selon les étudiants. A la base, on trouve généralement le sympathique et combien pratique duo papier toilette/produit vaisselle qui a fait ses preuves. Beaucoup d’étudiants élargissent le partage aux ustensiles de vaisselle,voire même à certaines denrées alimentaires comme le pain, le lait, l’eau… A un niveau encore plus élevé, certains kots pratiquent le total partage de nourriture : une cagnotte est ouverte et deux cokotteurs, à tour de rôle, font les courses pour toute la semaine (petit déjeuner, dîner, souper et même le grignotage !). De cette façon, « il y a toujours à manger » disent-ils. Les possibilités sont multiples et dépendent de la volonté de chaque communautaire. Les kots à projet, de par leur nature, privilégient une mise en commun beaucoup plus forte mais les kots habituels ne sont pas pour autant en reste. Les avantages sont bien sûr matériels (c’est économiquement plus intéressant) mais aussi relationnels. Le partage comme fondement de la vie collective favorise une ambiance plus agréable tout en respectant l’indépendance de chacun.

Planning ou feeling ?

Le début d’année est un moment important pour la vie en kot : on s’installe, on fait connaissance avec ses cokotteurs, on s’organise,… ou pas ! Certains anciens profitent de leur expérience pour organiser une petite réunion afin de mettre au point quelques règles de vie communes tant sur le comportement que sur l’organisation matérielle. Il s’agit généralement plus souvent de favoriser un premier contact et de permettre à chacun de donner son avis sur sa vision de la cohabitation. Les propos échangés relèvent d’ailleurs du bon sens commun : respect de chacun, partage de tâches, proposition d’activités communes,… Le but n’est pas de régender la vie commune ou d’instaurer un carcan rigide de règles inamovibles mais bien d’établir ensemble certaines bases pour la collectivité. Il arrive aussi que rien de tel ne se passe et que ce soit le feeling qui mène la danse. Spontanément, un étudiant descend la poubelle, un autre amène du pain,… Les deux comportements se valent et dépendent de la sensibilité de chacun au sein du kot. Les kots à projet sont relativement bien organisés de ce point de vue et chaque membre occupe une place de responsable à tour de rôle (trésorerie, courses, recyclage,…). Ainsi, certains nomment des responsables « pain/poubelle », instituent des « maîtres des charges », … Chaque kot a son propre fonctionnement et c’est ce qui fait toute la richesse de la vie en commun. Ce qui compte, c’est de connaître les sensibilités des gens avec qui on vit et d’accorder celles-ci, que ce soit par le planning ou par le feeling !

Quelques conseils de vieux routard aux bleus

- Faire un souper commu ou une petite réunion dès le début afin que chacun exprime ses attentes
- Faire une liste des anniversaires
- Ne pas avoir peur de faire le premier pas
- Organiser des activités ensemble : souper, sport, …
- Dire directement si quelque chose ne va pas
- Installer un espace de communication : tableau, feuille dans le commu
- Faire un planning des tâches
- Prévoir des boules quiès
- Etre ouvert aux différences

Trucs et astuces

Voici quelques astuces proposées par les étudiants pour s’arranger au mieux.

On peut organiser au début de chaque quadrimestre une petite réunion afin de décider si on prend un ou plusieurs repas ensemble sur la semaine. De cette façon, une heure est également fixée en fonction des horaires de chacun. Les étudiants mettent aussi en place un tableau de partage des tâches avec une tournante pour les courses, le repas, la vaisselle,… Les repas peuvent être organisés à l’occasion d’un événement particulier : anniversaire, Saint Nicolas, Noël,… Les formules sont nombreuses. Dès lors, c’est l’imagination qui est au pouvoir : à chaque kot de s’organiser en incluant la collaboration de chacun !

J’ai choisi de koter seul

« Ici, c’est chez moi, explique Pierre. » Il kotte dans un tout petit flat. La pièce principale sert de chambre, cuisine et salon. Un petit recoin pour la cuisine et un coin douche et toilette. Une étagère remplie de bouquins, au mur quelques posters choisis de Brel, Ferret et Brassens, une petite sono. « En candi, j’ai koté dans des communautaires. C’était important pour créer des amitiés. Ca s’est très bien passé. » Ce n’est donc pas par dégoût que Pierre se retrouve seul ? « Non, j’ai choisi de vivre seul, j’avais besoin d’un vrai chez moi. Je ne suis pas un solitaire, ni un égoïste, j’ai beaucoup de copains, je sors, mais j’aime aussi être indépendant. Ca ne me dérange pas de manger seul, au contraire, il n’y a personne pour me presser j’écoute la radio, c’est reposant. Si je décide de me coucher à 22h., je le fais. Si je rentre à trois heures du mat’, je ne dérange personne. » Et le blocus ? « En blocus, c’est beaucoup plus dur d’être seul. Pendant l’année, je n’ai pas de télé, comme ça je lis beaucoup. Mais pendant le blocus, j’en ramène une. » Pas de regret ? « Je ne regrette ni les commu de mes candi, ni la solitude de mon chez moi ! »

Organisons-nous, ça fait un bien fou

Un minimum d’organisation peut faciliter la vie en kot. S’il n’est pas question de tout réglementer, certains points réputés sensibles peuvent être envisagés ensemble de façon très concrète.

La vaisselle : le talon d’Achille

Aux dires de nombreux étudiants, la vaisselle est la tâche qui suscite le plus de discussions. Laisser une assiette ou un verre traîner, ce n’est pas un drame, bien sûr ! Les problèmes surgissent quand chacun laisse quelques petites affaires s’accumuler : on se retrouve vite avec une pile de vaisselle sale décourageante et encombrante. Il n’est pas rare qu’un nouveau jeu s’installe alors au sein du kot, jeu intitulé « trouve des couverts avant que ton repas ne soit froid » ! Plusieurs astuces sont mises en place pour éviter qu’une telle situation n’arrive (ou ne se prolonge). Certains privilégient la tactique du « direct mangé, direct lavé » : méthode efficace mais qui peut paraître contraignante pour d’autres. Dans cette optique, chacun fait sa vaisselle individuellement. Une autre méthode, plus avant-gardiste mais plus risquée aussi consiste à désigner des responsables vaisselle pour la semaine. Si cette solution est très avantageuse pour ceux qui ne la font pas, on se retrouve souvent dès le mercredi matin avec une pénurie de vaisselle propre, les responsables remettant généralement au vendredi leur désagréable corvée. Une technique radicale consiste à garder autant d’assiettes et de couverts qu’il y a de personnes : il s’agit là d’une tactique désespérée pour rétablir la situation mais elle échoue la plupart du temps ! Une initiative originale consiste en l’installation d’une étagère à vaisselle sale. Cette méthode, bien que récente, a pourtant fait ses preuves là où elle s’est implantée. Chacun dispose d’une place sur l’étagère pour y déposer la vaisselle qu’il n’a pas eu le temps de faire. De cette façon, il n’oublie pas ce qu’il doit laver et évite qu’un autre ne s’y colle par désespoir.

Les poubelles : bonjour l’odeur

Deuxième par ordre décroissant, la tâche des poubelles n’en est pas moins « sensible ». Les poubelles qui traînent pendant plusieurs semaines dans les couloirs ou même directement dans le commu installent au sein du kot une atmosphère parfumée originale mais très désagréable ! Il arrive qu’un ou plusieurs cokotteurs se dévouent courageusement à les évacuer mais l’opération faite ne garantit pas la tranquillité pour le reste de l’année. C’est là qu’intervient l’indémodable tableau des charges : sur une simple feuille blanche , parfois de couleur, fait à la main ou par ordinateur, il se décline sous de nombreux aspects mais garde toute son efficacité. Il peut se faire à l’initiative d’une personne ou de tout le kot et est associé la plupart du temps au recyclage.

Le nettoyage

Si les kots UCL sont nettoyés par une firme, il n’en va pas de même pour les kots privés (chez l’habitant) où le nettoyage est à la charge des occupants. Tout le monde n’a pas la même notion de la propreté, ce qui risque parfois de susciter certains désaccords ! Le mieux est de discuter dès le début de ce point afin de vivre au mieux l’année académique. A partir de ce moment, on envisage le nettoyage collectivement ou l’on fonctionne par responsable selon les semaines : tout cela se décide d’un commun accord. Bien sûr, le nettoyage du communautaire par une firme ne dispense pas de quelques règles de propreté. Il n’est jamais très agréable de vivre dans un endroit sale et la semaine qui sépare deux nettoyages peut paraître beaucoup plus longue quand le commu est en piteux état. « Si j’ai envie de manger, je dois nettoyer la table pour moi et quand les autres ont mangé à 14h, les crasses restent jusqu’au soir. On ne fait plus d’efforts. Même si je nettoie, je sais que personne ne fera attention après : j’abandonne, c’est très frustrant » dit Quentin. De telles situations sont courantes dans les kots : elles peuvent mettre à mal l’ambiance et ne donnent plus envie aux gens de se retrouver dans un endroit sale. Or, le commuautaire est le lieu de rassemblement par excellence : il faut veiller à le chouchouter.

Le téléphone : les aléas de la facture

Tout le monde n’utilise pas le gsm, hé non ! Il arrive même que certains qui en ont un préfèrent prendre un téléphone fixe au kot. C’est à partir de cette prise de décision relevant de plusieurs cokotteurs que doit être instauré le « responsable téléphone ». Il doit remplir trois critères afin de pouvoir être institué comme tel : ponctualité (pour régler la facture), patience (il faut s’attendre à réclamer plusieurs fois la part de chacun) et fermeté (mettre ses cokotteurs au pied du mur quand le paiement ne vient pas). Une fois le responsable choisi, le deuxième acte posé est celui de l’achat du carnet téléphonique dans lequel chacun notera son nom, la date à laquelle il téléphone et la durée de son appel : à charge du responsable de faire les comptes pour chaque facture. Afin de faciliter ce casse-tête, beaucoup demandent d’ailleurs une facture détaillée.

Bravo la débrouille

Il arrive parfois que les étudiants trouvent leur kot mal équipé matériellement : cuisine trop petite, pas assez de sièges, pas de four électrique, pas assez de place dans le frigo,… Ces contraintes matérielles ne sont heureusement pas toutes réunies au sein d’un même communautaire mais elle font prendre conscience de la nécessité d’organiser au mieux l’espace afin de s’y sentir bien. Place dès lors à l’imagination et à la créativité ! L’un récupère un frigo, un autre amène un ancien canapé, on retire une table ou un banc… Bref, on aménage son chez soi tous ensemble. Chapeau à tous ceux qui ont relevé le défi !

Les voisins : bonjour et boules quies ?

« Bonjour au voisin, ça ne fait pas de tort… »

« Un sourire, ça fait plaisir et ça prend deux secondes. »

Vivre en commun, c’est partager un espace non seulement avec ses cokotteurs, mais aussi avec des dizaines d’autres personnes au sein d’un même bâtiment. Beaucoup d’étudiants ont conscience de cette situation et prennent en compte les marques d’attention envers le voisinage. Un bonjour, un sourire, prendre du temps en début d’année pour frapper à la porte du voisin et faire connaissance, organiser un apéro d’immeuble sont quelques unes des idées que nous avons récoltées.

« Les voisins me gênent, je ne sais pas me concentrer. »

« Tout le monde met ses boules quies dès 22heures. »

Bien sûr, la concentration des kots au sein d’un même bâtiment favorise le bruit et certains étudiants sont gênés par leur voisinage. La plupart du temps, les étudiants préviennent s’ils font une fête et que ça risque d’occasionner du bruit. Ils n’hésitent pas non plus à aller frapper chez les voisins : on se retrouve alors souvent devant un verre à discuter. Mais tous les étudiants ne sont pas toujours réunis dans un même bâtiment : il arrive qu’un communautaire jouxte un studio ou un appartement. Souvent, ce sont des familles ou des étudiants en dernier cycle qui les occupent. La cohabitation n’est pas toujours facile car chacun vit différemment sa journée. Ici encore, rien ne vaut une petite discussion sur le pas de la porte pour s’arranger.

Le conflit : la parole ou les mains

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Vivre ensemble, dans un kot, sans avoir forcément choisi les co-locataires, cela ne va pas de soi. La relation, cela se construit, cela se cultive. Parfois surgit une frustration, une colère, un conflit. Comment alors ne pas envenimer la relation, ni remettre de l’huile sur le feu ? Lorsqu’on est dans la critique de l’autre, le reproche, le jugement, le « tu qui tue », rien ne va plus. Ce qui peut aider, c’est de se rappeler ce dont on a besoin pour soi-même et que l’on souhaite pour l’autre : « j’ai besoin d’ordre, de tranquillité » plutôt que « tu es bordélique et bruyant ». On passe alors de l’exigence à la négociation. « J’ai besoin de tranquillité et j’exige qu’il n’y ait plus d’extérieurs au kot » : il y a peu de chance d’arriver à imposer cela. Mais négocions : « j’ai besoin de tranquillité et je reconnais que toi tu as besoin de compagnie pour rompre ta solitude.Négocions un mode de vivre ensemble qui reconnaisse ton besoin et le mien. » Parfois, on attribue à une cause extérieure à soi ce qui se vit pour soi : « j’ai raté mon année parce que vous avez chahuté ». On tombe dans le jeu du « qui à tort, qui a raison ? ». On crée la logique d’une relation « gagnant-perdant ». Or personne n’aime être le perdant. Il est souvent difficile de quitter cette logique. On peut alors demander l’aide d’un tiers qui, loin de remettre de l’huile sur le feu, aidera à reconnaître les besoins des uns et des autres et à négocier un mode de vie. Cette tierce personne, peut être un pair, ou un adulte en qui tous ont confiance. Les responsables de quartier du Service des logements de l’UCL ou les assistants sociaux du Service d’aide, le médiateur urbain, sont des professionnels à qui l’on peut faire appel afin de dénouer les conflits. Mais, plutôt que d’attendre la crise et le conflit, il est possible de cultiver la relation et s’écouter mutuellement sur ce que l’on souhaite vivre ensemble, positivement.

- Réalisation : Univers santé en collaboration avec des étudiants
- Éditeur responsable : Martin de Duve. Mars 2009 © Univers santé, tél. 010 47 28 28

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